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Les remèdes maison : lutter contre la violence conjugale, le racisme et le sexisme dans le contexte de la COVID-19

juillet 2020

Survol

Le racisme, la pauvreté, la violence conjugale, la dévaluation et l’hypersexualisation des femmes autochtones sont considérés comme normaux pour les peuples autochtones, en raison de la colonisation et des systèmes patriarcaux. En dépit de ces inégalités, les peuples autochtones sont résistants, forts et ils continuent de progresser. L’isolement vécu pendant la pandémie de COVID-19 peut accroitre le taux de violence conjugale, de sexisme et de racisme dans les familles, d’autant plus que les survivants vivent probablement l’isolement social avec leurs agresseurs. Cette situation volatile a exacerbé la fréquence et la gravité des cas de violence conjugale (The New York Times, 2020). L’enquête menée par l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) sur les répercussions de la COVID-19 révèle une augmentation extrêmement inquiétante des incidents de violence conjugale commis contre les femmes et les enfants autochtones.

Dans ce webinaire qui s'est déroulé en anglais le 28 juillet 2020, nous discutons des résultats de l’enquête de l’AFAC, de la manière de rester alerte face aux signes de violence conjugale, et de comment faire preuve de discrétion et de tact dans vos interventions contre la violence conjugale. Plus précisément, le racisme et le sexisme opèrent via des structures de pouvoir externes qui contribuent de manière importante à la mauvaise santé de certains groupes défavorisés, un sujet que nous approfondirons (Bourassa, McKay-McNabb, & Hampton, 2004). De plus, la pauvreté et l’absence de domicile fixe sont des facteurs majeurs qui exposent les gens à des menaces de violence, de crime, d’incarcération ou d’exploitation. Nous examinons les complexités que la pauvreté et l’itinérance posent pour ces populations dans le cadre d’une pandémie comme la COVID-19, d’autant plus que celle-ci a mis à rude épreuve les refuges pour sans-abri et les maisons d’hébergement pour les victimes de violences conjugales à travers tout le Canada.

Biographies des conférencières

Dre Carrie Bourassa B.A., M.A., Ph. D. est directrice scientifique de l’Institut national de la santé des peuples autochtones - Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et professeure, Santé communautaire et épidémiologie, Faculté de médecine, Université de la Saskatchewan. Elle est associée à la Faculté d'éducation et à la Faculté de kinésiologie et des études de la santé de l’Université de Régina; elle est aussi chercheuse principale désignée pour le Morning Star Lodge, financé par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), créé en 2010 et basé à Régina, ainsi que pour le laboratoire de sécurité culturelle, d’évaluation, de formation et de recherche récemment financé par la FCI, qui sera construit d’ici l’été prochain et qui sera situé à l’Université de la Saskatchewan.

La Dre Bourassa a été durant plus de 15 ans professeure en santé autochtone au Département de la santé, de l’éducation et du travail social autochtones à l’Université des Premières Nations (UPN) du Canada, à Régina.

En tant que directrice scientifique de l’Institut national de la santé des peuples autochtones, elle dirige l’avancement d’un programme national de recherche en santé pour améliorer et promouvoir la santé des Premières Nations, des Inuits et des Métis du Canada.

Roberta Oshkawbewisens est une Odawa/Ojibawe Nookamis du clan Little White Buffalo Kwe de Bear et Loon, originaire de Wiikwemikoong, dans l’île de Manitoulin (Ontario). Elle a grandi avec de nombreux frères et sœurs et cousins et a reçu les enseignements de la terre de ses grands-parents, parents, tantes et oncles. Elle est fière d’être mère et grand-mère, tante, parente, danseuse, porte-gerbes, éducatrice, et elle croit en ses traditions, car elle a été guidée à travers les étapes de la vie par ses grands-mères et ses grands-pères.

Aînée Oshkawbewisens a travaillé auprès d’individus, de groupes, d’organisations, de dirigeants politiques, en les conseillant pour surmonter leurs traumatismes et d’autres événements marquants grâce à des cérémonies. De plus, elle a apporté son aide de diverses manières à de nombreux organismes et comités de femmes à travers le Canada (d’un océan à l’autre) et a travaillé dans le domaine de l’éducation à différents niveaux en tant que conseillère aux étudiants, enseignante traditionnelle et culturelle et grand-mère. Roberta a travaillé auprès de Centres d’amitié et de pavillons de ressourcement pour les détenues autochtones et a voyagé à travers le Canada en tant que formatrice et animatrice. Elle est actuellement Grand-Mère à l’AFAC et au Centre de résilience et est une ressource pour U.I.O., C.O.O. et l’APN. Roberta apprécie et valorise de tout cœur son engagement auprès des Premières Nations, des Métis et des Inuits, ainsi que le travail qu’elle fait.

Ressources issues du webinaire

 


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