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Doris Young

Baladodiffusion : Les voix du terrain 14 - Doris Young sur le respect de notre kiteyak pendant COVID-19

mai 2020

Un séries baladodiffusion : Les voix du terrain
Un séries baladodiffusion :
Les voix du terrain

Les voix du terrain

Bienvenue aux Les voix du terrain, un balado produit par le Centre de la collaboration nationale de la santé autochtone (CCNSA) qui met l’accent sur la recherche innovante et les initiatives communautaires promouvant la santé et le bien-être des peuples des Premières Nations, des Inuits et des Métis au Canada.

Épisode 13 : Les voix du terrain 15 – Doris Young nous parle du respect de nos kihtehayak pendant la pandémie de COVID-19

Cet épisode porte sur la page d’opinions qu’a publiée Doris Young le 30 avril 2020 dans le Winnipeg Free Press sous le titre « We must remember our responsibility to our elders » (Nous devons nous souvenir de nos responsabilités envers nos aînés) et qu’on peut consulter à https://www.winnipegfreepress.com/special/coronavirus/we-must-remember-our-responsibility-to-our-elders-570069892.html. Membre de la Nation des Cris d’Opaskwayak, dont le village se trouve dans le nord du Manitoba, Mme Young défend becs et ongles les aînés autochtones et allochtones. Après avoir observé le mauvais traitement réservé à un grand nombre d’aînés allochtones dans les maisons de soins infirmiers canadiennes, elle a écrit : « À cette époque troublée, les personnes âgées vivent des souffrances beaucoup trop intenses. Elles paient le prix fort de leur âge. Dans trop de cas, on gère de façon irresponsable les maisons de soins infirmiers auxquelles ont été confiés ces importants membres de notre société. ». Dans l’épisode suivant, elle nous expliquera les concepts cris quant aux aînés et nous rappellera leur importance dans la transmission de la culture et du mieux-être social. Elle nous incitera ainsi à nous souvenir des responsabilités que nous avons envers eux en temps de pandémie.

 

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Bio

Doris Young
Doris Young

Doris Young est membre de la Nation des Cris d’Opaskwayak, établie dans le bourg du Pas, au Manitoba. Éducatrice et chercheure à la retraite, elle s’est spécialisée dans les domaines des politiques gouvernementales et de la conception et de l’évaluation de programmes, et elle a enseigné à l’Université du Manitoba, à l’Université de Winnipeg et à l’Université de Regina. Elle a fait profiter de sa vaste expérience de nombreux comités et conseils d’administration, dont le conseil d’administration de l’Université du Manitoba, le Health Science Centre Aboriginal Services Committee, le conseil d’administration de la Norman Regional Health Authority, le Conseil consultatif des femmes du Manitoba pour Keewatinowi Okimananak, le Child Review Committee on Deaths of Aboriginal Children in Care et le Centre national pour la vérité et la réconciliation. Survivante des pensionnats indiens, Mme Young a à cœur de trouver pour les Autochtones des façons de se réconcilier avec la société canadienne. Elle a reçu l’Ordre du Manitoba en 2012. Elle est mère de deux enfants et aussi grand-mère.

 

 

Transcription

Rick Harp : Bienvenue à Les voix du terrain, série de balados produite par le Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, qui met l’accent sur la recherche innovante et les initiatives communautaires promouvant la santé et le bien-être des Premières Nations, des Inuits et des Métis au Canada. Cet épisode traitera de la défense des droits des aînés. Des aînés comme Doris Young, membre de la Nation des Cris d’Opaskwayak dans le nord du Manitoba, ont écrit récemment sur le traitement réservé aux personnes âgées dans les foyers de soins de longue durée canadiens.

Selon Mme Young, « À cette époque troublée, les personnes âgées vivent des souffrances beaucoup trop intenses. Elles paient le prix fort de leur âge. Dans trop de cas, on gère de façon irresponsable les maisons de soins infirmiers auxquelles ont été confiés ces importants membres de notre société. ».

Ici, Mme Young explique les concepts cris quant aux aînés et nous rappelle leur importance dans la transmission de la culture et le mieux-être social. Elle nous incite ainsi à nous souvenir des responsabilités que nous avons envers eux en temps de pandémie.

Doris Young : Nous n’avons pas oublié nos aînés. Nous vérifions s’ils se portent bien et s’il ne leur arrive aucun mal. J’aimerais parler de la philosophie que nous avons adoptée il y a longtemps. En cri, le mot aîné se dit kihtehayak, ce qui signifie littéralement « personne du cœur ». C’est ainsi que notre langue oriente la manière dont nous nous adressons à nos aînés et dont nous les considérons. S’ils sont des « gens du cœur », nous avons des responsabilités à leur endroit. Ils se sont occupés de nous lorsqu’ils avaient notre âge. Ils personnifiaient la compassion, le partage et la gentillesse. Nous n’avons pas oublié le rôle utile qu’ils ont joué et nous apprécions encore leur productivité. Nous les respectons, eux et leur savoir. Nous comptons sur eux pour nous guider et ils sont encore à la tête de nos communautés de mille et une façons. C’est ainsi que j’examinerais la situation des aînés. Lorsque j’emploie le mot kihtehayak, je parle de la culture et de la langue cries. C’est ainsi que j’examinerais notre traitement des aînés.

Rick Harp : Dans son article, Mme Young a déclaré : « Les aînés nous ont tant donné et la plupart ne demandent rien en retour. Ils ont besoin d’attention, d’amour et de soins médicaux compétents. L’amour ne coûte rien sur le plan financier; il s’agit d’une responsabilité que nous devons assumer sur le plan strictement humain. ».

Balado enregistré le 9 mai 2020. Pour écouter les autres balados disponibles dans la série « Les voix du terrain », veuillez consulter le site du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone à www.ccnsa.ca/fr. La musique de ce balado est l’œuvre de Blue Dot Sessions. Œuvre en usage partagé. Apprenez-en davantage à www.sessions.blue.

 

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