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Baladodiffusion : Les voix du terrain 005 - Du laboratoire à la réserve

septembre 2017

Un séries baladodiffusion : Les voix du terrain
Un séries baladodiffusion :
Les voix du terrain

Les voix du terrain

Bienvenue aux Les voix du terrain, un balado produit par le Centre de la collaboration nationale de la santé autochtone (CCNSA) qui met l’accent sur la recherche innovante et les initiatives communautaires promouvant la santé et le bien-être des peuples des Premières Nations, des Inuits et des Métis au Canada.

Épisode 5 : Du laboratoire à la réserve : le pouvoir transformateur de la recherche communautaire participative

Cet épisode a été réalisé conjointement par le Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, le Centre de collaboration nationale des maladies infectieuses (CCNMI) et le Centre de collaboration nationale en santé environnementale (CCNSE).

Cet épisode est basé sur une présentation faite par Lalita Bharadwaj (AN), docteure en toxicologie, dans le cadre de la quatrième conférence annuelle sur la recherche sur l’eau des Premières Nations, Create H2O (AN), organisée par le centre pour la recherche sur les droits de la personne de l’Université du Manitoba (AN) (1-2 juin 2017). Son discours a débuté par son histoire personnelle sur son passage d’universitaire dans un laboratoire à chercheuse auprès des communautés des Premières Nations. Elle a présenté ses réflexions importantes et a offert des conseils pratiques tirés de leçons apprises au cours de ce périple de quinze ans, notamment sur la façon de mener des recherches fondées sur les relations, des normes d’éthique et les méthodes de recherche participative communautaire pour produire et traduire des connaissances significatives, bénéfiques et collaboratives. À titre d’exemple de recherches transformatrices communautaires, elle a parlé d’un projet de recherche environnementale en Saskatchewan appelé « programme d’eau potable sécuritaire ».

 

Écoutez sur SoundCloud (en anglais)

 


 

Lalita Bharadwaj
Lalita Bharadwaj, professeure agrégée,
à l’École de santé publique de
l’Université de la Saskatchewan

Bio

Lalita Bharadwaj (AN) est professeure agrégée et toxicologue à l’École de santé publique (School of Public Health) de l’Université de la Saskatchewan (AN) (Saskatoon, SK). Elle possède une expertise unique en évaluation des risques pour la santé humaine et l’environnement et en recherche communautaire participative auprès des communautés indigènes à l’échelle régionale et mondiale. Madame Bharadwaj est engagée à trouver des solutions et à comprendre les problèmes liés à l’accès et à l’approvisionnement sécuritaire et durable en eau potable pour les Premières Nations dans les collectivités rurales et éloignées de la Saskatchewan. Par ses activités de recherche communautaire participative, elle a fourni des possibilités d’apprentissage aux étudiants universitaires et locaux, a soutenu des collaborations de recherche interdisciplinaire et a aidé à la création de capacités de recherche au niveau local et universitaire.

Transcription

Voix hors champ : Bienvenue aux balados Les voix du terrain, produits par le Centre de collaboration nationale de la santé autochtone (CCNSA) qui met l’accent sur la recherche innovante et les initiatives communautaires promouvant la santé et le bien-être des peuples des Premières Nations, des Inuits et des Métis au Canada.

Dans cet épisode, nous entendons les propos de Lalita Bharadwaj, professeure et docteure en toxicologie de l’Université de la Saskatchewan. Le texte qui suit est une version remaniée de sa présentation faite dans le cadre de la quatrième conférence Create H2O First Nations Water Research Conference, organisée par le centre pour la recherche sur les droits de la personne de l’Université du Manitoba. Sa conférence est intitulée « Du laboratoire à la réserve : le pouvoir transformateur de la recherche communautaire participative ».

Lalita Bharadwaj : Bonjour à tous. J’aimerais commencer ma conférence par le récit de mon passage du laboratoire à la réserve. Depuis environ vingt ans, j’ai entrepris des recherches en laboratoire, et depuis les quinze dernières années, je travaille avec des membres de la communauté. J’aimerais aussi mentionner que la recherche communautaire participative avec les communautés des Premières Nations a non seulement transformé ma propre carrière de chercheuse, mais elle m’a aussi transformée comme personne et a fait évoluer ma vision des choses, la façon dont j’agis et mon appréciation de la Terre mère.

Ainsi, en 1990, il y a eu un mouvement pour modifier la manière dont les universitaires menaient des recherches. Dans son ouvrage intitulé Scholarship Reconsidered, Ernest Boyer invitait le milieu académique à être plus entreprenant et à s’attaquer à certains problèmes publics les plus pressants dans la société. Il a aussi soulevé le fait que les programmes de recherches ne devaient pas seulement servir à écrire sur le savoir et à combler des lacunes dans la littérature scientifique publiée, mais qu’ils avaient des dimensions interreliées qui devaient se refléter dans les bourses, l’enseignement et le service à la communauté. Il fallait aussi relier entre elles les disciplines et comprendre qu’il existe divers modes de connaissances.

Donc, un programme de bourse ne concerne pas nos disciplines prises en silo, mais doit servir à interconnecter les disciplines et les différentes conceptions du monde afin de mieux répondre à certains enjeux civiques et sociaux pressants. Ça touche également à l’application et à l’enseignement. La transmission de connaissances ne se résume pas à écrire et à publier dans des revues évaluées par les pairs; elle peut se transformer en d’autres modes de communication et de mobilisation. Par exemple, l’utilisation des arts, de la vidéo, la publication de courtes brochures, et des choses du genre.

En 1990, je venais de commencer ma maîtrise en pathologie et j’étais toujours isolée dans ma discipline. En 1993, Devon Mihesuah écrivait et consignait certaines normes d’éthique sur la façon de travailler avec les communautés des Premières Nations, et cette année-là, j’ai entrepris mon doctorat en toxicologie. Donc, de 1990 à 1999, je n’étais pas consciente de ce qui se passait, de ces mouvements. Linda Tuhiwai Smith, en 1999, a également écrit un livre sur les méthodes de décolonisation en réponse à l’approche de type hélicoptère, c’est-à-dire où les chercheurs, parachutés dans les communautés, recueillent des informations qui offrent peu ou pas d’avantages aux populations avec lesquelles ils travaillent. Après avoir pris connaissance de ces normes en matière d’éthique, au final, j’ai appris qu’il est important de structurer la recherche en la cadrant dans les perspectives historiques, politiques, sociales et culturelles des communautés avec lesquelles nous travaillons. Aussi, ces dernières doivent avoir un juste retour en ce qui concerne les avantages et les actions en lien avec les résultats.

Je suis sortie de mon « silo » et de ma discipline pour étendre et transformer mes recherches, et ce, tout à fait par hasard. En 2002, j’ai commencé ma carrière universitaire comme professeure adjointe à l’école de médecine de l’Université de la Saskatchewan. J’étudiais les facteurs liés aux maladies cardiovasculaires et j’utilisais des modèles animaux et des cellules humaines. Encore une fois, j’étais confinée dans ma discipline et je me sentais seule et isolée.

Toutefois, en regardant mon plus jeune fils Rowan jouer un match de football, j’ai eu la chance de rencontrer un hydrogéologue. Il m’a demandé si j'aimerais travailler avec les communautés des Premières Nations. Il m’a parlé d’un projet d’études de dépotoirs à déchets dans les communautés et l’analyse de certains aspects liés à la lixiviation des déchets, au lixiviat dans les eaux souterraines et à l’eau. J’ai alors dit oui, bien sûr. C’est ainsi que je suis entrée dans la réserve. C’était un projet qui visait avant tout l’élimination des déchets dans ces communautés.

Le projet a débuté en 2004. Qu’ai-je appris? Tout d’abord, parce que c’était nouveau pour moi, je suis demeurée en retrait, j’ai écouté et appris de mes partenaires de la communauté. J’ai aussi écouté et appris des collègues avec lesquels je travaillais. Et ce que j’ai remarqué, c’est que l’on ne peut pas tout expliquer par les recherches expérimentales. Première chose.

Deuxième constat, les problèmes au sein de la communauté doivent être placés dans leur contexte historique, social, politique et économique.

Troisièmement, pour transmettre, transformer et étendre le savoir, il faut une communauté. Il ne s’agit pas de faire appel à un expert, mais à de multiples expertises, des plus jeunes aux plus âgés, pas uniquement à l’expertise universitaire, mais aussi collaborer avec diverses disciplines avec lesquelles nous avons l’occasion de travailler. C’est vraiment un travail d’équipe. Et cette connaissance peut servir aux jeunes dans les communautés pour la production de vidéo, d’entretiens, de documentation et de DVD pour des programmes d’études.

En 2006, j’ai eu l’occasion de rencontrer Albert Marshall, un ancien Mi’kmaw du Cap Breton, ainsi que Cheryl Bartlett. J’ai assisté à la Conférence sur la société canadienne de technologie scientifique autochtone en 2006 et j’ai appris l’approche à double perspective. Ce que cela signifie : voir le monde avec les forces de vision du monde indigène et les forces de vision du monde scientifique et mettre ces visions ensemble pour comprendre les problèmes afin que tous puissent en profiter. Et s’assurer qu’une vision ne domine pas l’autre. Les apports des diverses conceptions du monde peuvent redéfinir et transformer la nature des questions de recherche, y répondre de manière appropriée sur le plan de l’éthique et de la culture, et elles constituent des façons nouvelles d’observer, de co-concevoir, de co-produire et de co-mobiliser les connaissances. L’une des principales leçons que j’ai apprises par mon travail avec la communauté des Premières Nations est de respecter la diversité et de respecter la diversité des connaissances.

Donc, je souhaite transmettre quelques conseils pratiques pour une collaboration réussie avec les communautés. En premier lieu, la plus grande clé, je crois, consiste avant tout à créer des liens. Comment y parvenir. Deuxièmement, comment travailler ensemble pour établir des objectifs et être sur la même longueur d’onde? Quelles sont les méthodes qui conviennent aux questions sur lesquelles vous vous penchez ensemble, et comment les résultats sont-ils utiles et peuvent-ils profiter à la communauté?

En 2005, comme professeure adjointe, j’ai commencé à m’intéresser aux problèmes liés à l’élimination des déchets dans les collectivités, et j’ai eu à rencontrer un certain nombre de personnes de diverses communautés, de divers conseils tribaux, du Conseil tribal de Saskatoon, de la Fédération des nations autochtones souveraines (anciennement la Fédération des nations indiennes de la Saskatchewan). Après ces rencontres et ce réseautage, nous avons créé un groupe environnemental. Ce groupe ne comptait que quatre ou cinq personnes à l’époque, mais au fil du temps, et grâce à notre engagement, à nos communications constantes et à nos réseaux, il s’est doté d’une structure formelle au sein de la Fédération des nations autochtones souveraines (FNAS). De ce fait, les personnes engagées dans notre programme de recherche sont invitées à participer aux réunions de la FNAS. Ainsi, nous échangeons afin que l’information et les idées de projet soient générées de manière collaborative dans ces occasions de maillage. Au fil du temps, nous avons organisé de nombreux ateliers, des assemblées, des réunions dans la communauté afin de définir les objectifs.

Voici donc quelques conseils pratiques. D’une part, j’ai parlé à certains étudiants et ils ont soulevé le besoin d’argent pour les déplacements vers les communautés. Nous devions mettre cela en place. Nous devions aussi prévoir du temps. On a aussi soulevé l’importance d’être soi-même. Les gens s’intéressent à qui vous êtes avant de se soucier de ce que vous faites. Il faut être soi-même. Si vous faites cela pour l’avancement de votre carrière, vous n’y êtes pas pour les bonnes raisons. Il faut savoir écouter. Laisser le jugement et les opinions de côté. En fait, il s’agit vraiment de développer des relations.

Maintenant, je voulais mentionner les accords de recherche, et ces accords ne font que préciser la relation. Donc, quels sont les buts et objectifs de la relation? Quels sont les rôles et les responsabilités des partenaires et quelles sont les exigences en matière de données? Quelles sont les méthodes utilisées pour recueillir cette information et comment diffuser cette information? Voilà donc les thèmes précis que l’on veut, en règle générale, définir dans un accord de recherche.

Ainsi, après de nombreuses occasions d’interactions par le truchement d’ateliers et de rencontres avec les communautés, il y a eu l’élaboration du programme d’eau potable par l’entremise de la Fédération des nations autochtones souveraines. L’un des objectifs établis en partenariat était de voir comment le gouvernement assumait ses responsabilités à l’égard des nations autochtones au Canada. Nous avons fait cela de 2001 à 2013, mais je n’entrerai pas dans les détails, parce l’heure avance et je m’éloigne.

Donc, les données ont indiqué qu’il n’y avait pas eu de progrès malgré un certain nombre de stratégies mises en place au cours de cette période. Ainsi, dans le cadre de ce programme et grâce à nos réseaux, nous avons créé le programme de la FNAS sur la sécurité de l’eau potable et avons recueilli de l’information sur les avis de faire bouillir l’eau en utilisant une approche longitudinale et en examinant certains des facteurs qui ont mené à ces avis. Nous avons également analysé la qualité de l’eau potable sur des périodes de trois ans, et les résultats que je vous présente ici sont issus de l’information de 2006 à 2010.

Ainsi, vous pouvez constater que les avis de faire bouillir l’eau pour les Premières Nations en 2010 étaient essentiellement attribuables à des problèmes de pression dans l’usine, alors qu’auparavant ils étaient liés à l’utilisation du chlore à l’usine et à la désinfection. L’une des questions était de voir les différences entre les communautés de même taille vivant en réserve ou hors réserve, soit des communautés d’environ 500 personnes, autochtones ou non, et nous avons constaté que les avis à long terme (cinq semaines ou plus) dans les collectivités des Premières Nations étaient attribuables à des pannes d’électricité. Et ces données proviennent d’une période de 2012 à 2016 et au-delà.

Encore une fois, nous avons examiné la qualité de l’eau. Nous avons donc analysé certains paramètres d’ordre esthétique, c’est-à-dire la couleur, le goût, l’odeur et la fraîcheur de l’eau. Nous avons noté que dans 50 pour cent des cas, les normes à ce chapitre étaient dépassées. Le principal paramètre esthétique observé était les matières dissoutes totales et le manganèse (ce dernier peut produire un tintement de l’eau). Nous avons également étudié les paramètres de santé, ou les concentrations maximales acceptables, et avons constaté qu’un bon nombre des systèmes dépassaient les concentrations maximales admissibles. Le trihalométhane était problématique, et c’est encore le cas aujourd’hui.

À mesure que nous avancions dans nos analyses, et en fonction de l’évolution de nos résultats de recherche, nous avons conçu un programme axé sur quatre questions. Il s’agissait d’examiner les répercussions des réglementations sur les Premières Nations et sur l’eau pour la promotion de l’équité en santé dans ces collectivités. Nos questions d’orientation portaient principalement sur ces thèmes : déterminer les défis à relever pour une réglementation efficace sur l’eau des Premières Nations; établir leur incidence sur la santé des personnes, des familles et des communautés des Premières Nations; voir les différences ou les similitudes des défis entre les Premières Nations de la Saskatchewan; et déterminer les processus et les besoins en capacités en cette matière.

Nous avons créé des partenariats avec neuf collectivités en Saskatchewan et une au Yukon et avons abordé certains problèmes. Nous avons utilisé une approche communautaire. L’évaluation de la qualité de l’eau a été au cœur de ce projet particulier - en fait un programme permanent - et nous avons utilisé des données quantitatives et qualitatives. Nous avons eu des entretiens, organisé des cercles de partage, un projet jeunesse, et comme j’ai déjà mentionné, un programme de recherche communautaire participative avec les Premières Nations doit fait appel à la communauté.

Nous avons constaté que beaucoup de communautés dépendent des eaux souterraines, et 42 pour cent des répondants ont dit ne pas boire l’eau et ont rarement bu l’eau du robinet. Cinquante-sept pour cent ont reçu un avis de faire bouillir l’eau pendant qu’ils vivaient dans leur communauté. Quarante pour cent des personnes ont mentionné avoir eu la peau sèche et des éruptions cutanées. Pour la plupart des participants interrogés, une forte teneur en chlore était un problème et l’eau avait une odeur.

Maintenant, je veux simplement citer quelques personnes qui ont partagé leur histoire et de l’information.

« C’est la plus récente station d’épuration de l’eau, et les gens ne boivent pas de cette eau, même si le personnel de l’usine fait analyser des échantillons et que l’eau est censée être potable. Pour ma part, je n’en boirais pas. Elle est tintée et elle a une odeur. C’est un système récent, mais je pense qu’il ne remplit pas son objectif, c’est-à-dire fournir de l’eau potable. »

« Ils mettent parfois trop de chlore. Je connais mes petits-enfants, ils retournent chez eux avec une éruption cutanée. Nous l’avons dit à maintes reprises, mais le ministère Affaires autochtones et du Nord Canada insiste sur le fait que ce sont les opérateurs qui mettent trop de chlore. Je ne sais pas : j’aimerais en savoir plus sur le système lui-même et son fonctionnement. »

« Oh, j’aimerais avoir plus d’eau, car je pourrais faire ma lessive régulièrement. Les enfants prennent une douche tous les deux jours, et j’aimerais qu’ils la prennent tous les jours, mais impossible, il n’y a pas assez d’eau. »

Ces propos confirment certains rapports de nouvelles que nous entendons. Nous avons également appris que les citernes et les systèmes d’approvisionnement en eau autres que les systèmes de distribution posaient problème. Nous avons également constaté que l’entretien n’était pas adéquat et que les livraisons continues sont interrompues à cause de l’inondation de routes et des infrastructures. En fait, l’approvisionnement en eau par citerne est réellement coûteux pour les communautés et sur beaucoup de citernes, on voit des couvercles cassés, une installation inadéquate ou l’absence de calendriers de nettoyage.

Donc, avec toute cette information, nous avons décidé d’évaluer le système d’approvisionnement en eau par camion dans des citernes. Nous avons donc prélevé des échantillons à divers endroits sur les trajets d’approvisionnement. Nous avons constaté que dans les citernes, les paramètres d’eau potable excédaient les normes.

Voici nos conclusions : nous avons constaté des associations inconditionnelles entre les facteurs de risque potentiels et la présence de coliformes totaux, et avons conclu que le risque de coliformes dans les camions était beaucoup plus élevé vers la fin de l’été. Il y a donc un effet saisonnier. Le risque lié au total de coliformes dans les maisons avec citerne alimentée par camion est beaucoup plus élevé qu’avec la distribution de l’eau par canalisation, et le risque de coliformes dans les maisons augmente à la fin de l’été.

Nous avons également procédé à une évaluation structurelle des citernes et avons constaté qu’il y avait des problèmes d’installation. Beaucoup d’entre elles étaient fissurées (il y a du béton), des couvercles et des colliers étaient endommagés et elles étaient mal situées par rapport aux déchets, aux eaux usées ou aux fosses ou trop près d’autres contaminants environnementaux potentiels.

Ce programme a eu des retombées positives. Des puits ont été réparés ou désaffectés et des citernes remplacées, après la réalisation de certains travaux. Certaines communautés en ont tiré des avantages.

À mon avis, les recherches communautaires participatives reposent avant tout sur la création de liens. Et ces liens peuvent être créés avec les programmes de bourses et leurs diverses composantes. Il peut s’agir de co-enseignement, de co-recherche et de co-création de connaissances pour poser des gestes concrets et procurer des avantages aux communautés. Il faut s’orienter vers un apprentissage transformateur.

Pour ma part, le fait d’avoir crée ces liens et d’entretenir ces relations m’a non seulement transformée en tant que chercheuse pour comprendre mon rôle et ma responsabilité, mais aussi en tant que personne. Cela a changé mon comportement, et je pense que c’est pourquoi les recherches communautaires participatives sont transformatrices.

Je vous remercie.

Voix hors champ : Pour de plus amples renseignements sur Lalita Bharadwaj (AN) et sur la conférence Create H2O First Nations Water Research (AN) ou pour entendre d’autres balados dans cette série, visitez la page d’accueil Les voix du terrain. Vous trouverez le lien sur le site Web du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone à ccnsa.ca.

Cet épisode a été réalisé conjointement par le Centre de collaboration nationale des maladies infectieuses (CCNMI) et le Centre de collaboration nationale en santé environnementale (CCNSE). Sa réalisation a été possible grâce à la contribution financière de l’Agence de la santé publique du Canada. Les opinions exprimées dans ce document ne reflètent pas forcément celles de l’Agence.

 

Voir la biographie et la transcription du conférencier

 


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