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Webinaire : Langues autochtones

janvier 2019

Aperçu

Webinaire organisé par le Centre de collaboration nationale de la santé autochtone (CCNSA) en partenariat avec le Réseau ontarien des projets du PACE et du PCNP (AN).

Afin de célébrer l’année 2019, proclamée l’Année internationale des langues autochtones par les Nations Unies (IYIL2019), et dans l’attente de la loi nationale sur les langues des Premières Nations, des Inuits et des Métis qui entrera en vigueur en 2019 dans le respect de l’appel à l’action n° 14 de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada, la Dre Lorena Fontaine et madame Aluki Kotierk, défenseures des droits linguistiques, donneront un aperçu de l’état actuel des langues autochtones au Canada. Elles aborderont d’un œil critique comment et pourquoi les langues autochtones doivent être comprises comme étant intimement liées aux autres déterminants de la santé des peuples autochtones. Elles examineront en particulier deux domaines importants, soit l’accès à une éducation adaptée à sa culture et dans sa langue, et l’accès à des services de soins de santé dans sa langue. Elles mentionneront en dernier lieu quelques exemples de concepts autochtones relatifs à la guérison et au bien-être, aux systèmes de connaissances et de visions du monde qui dépendent de l’utilisation et de la revitalisation des langues autochtones.

Objectifs d’apprentissage

  • En apprendre davantage sur l’état actuel de l’utilisation des langues autochtones au Canada, sur la crise qu’elles subissent et comment celle-ci se répercute sur les autres déterminants de la santé et du bien-être des peuples autochtones.
  • Saisir l’importance des répercussions possibles de la loi nationale sur les langues des Premières Nations, des Inuits et des Métis et comment cet outil peut servir à promouvoir, à protéger et à conserver les langues autochtones.
  • Reconnaître l’intersectionnalité de l’utilisation, de la protection et de la revitalisation des langues autochtones avec les autres déterminants de la santé.

Conférencières

La Dre Lorena Sekwan Fontaine (AN) (LL.B., LL.M., Ph.D) appartient aux Cris-Anishinabe de la Première Nation Sagkeeng du Manitoba. Leader académique autochtone à l’Université de Winnipeg (AN), elle s’emploie à revitaliser les langues autochtones. Professeure associée au Département des études autochtones (AN), elle s’est exprimée à l’échelle nationale et internationale sur les questions relatives aux écoles résidentielles et les droits linguistiques autochtones au Canada; elle a rédigé de nombreux articles sur ces questions. Son plus récent article Our Languages are Sacred: Indigenous Language Rights in Canada (AN) fait partie d’une collection d’essais qui reflètent les recommandations de juristes et de dirigeants responsables de politiques ayant pour but d’articuler un nouveau cadre juridique canadien grâce à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Sa thèse de doctorat, présentée dans le cadre d’un documentaire télévisé sur la chaîne CBC intitulé Undoing Linguicide (AN), a valu à son auteure le Prix RTDNA Adrienne Clarkson 2017 qui visait à souligner l’importance de son œuvre en matière de diversité et sur le réseau radiophonique ainsi que d’autres réseaux. Elle a également œuvré un certain nombre d’années auprès de l’Assemblée des Premières Nations en tant que conseillère en langues autochtones.

Aluki Kotierk a été assermentée en tant que 8e présidente de la société Nunavut Tunngavik Incorporated (AN) le 13 décembre 2016. Pendant sa campagne, Mme Kotierk a mis l’accent sur l’autonomisation, la langue et la culture inuites, la guérison collective et l’identité inuite. Née à Igloolik et aînée d’une famille de sept enfants, elle a grandi dans un foyer biculturel et elle vit maintenant à Iqaluit avec sa famille. Après avoir obtenu un baccalauréat et une maîtrise à l’Université Trent, elle a travaillé pour divers organismes inuits, y compris Pauktuutit Inuit Women of Canada (AN), Inuit Tapirisat of Canada (dont le nom est devenu Inuit Tapiriit Kanatami [AN]) et Nunavut Sivuniksavut (AN). Elle est retournée au Nunavut où elle a occupé plusieurs postes de haute direction au sein du gouvernement du Nunavut et du Bureau du Commissaire aux langues du Nunavut, plus récemment à titre de directrice de l’emploi et de la formation des Inuits à Nunavut Tunngavik Incorporated (AN). Elle nourrit une passion pour l’autonomisation des Inuits et pour l’amélioration de leur qualité de vie; elle cherche à savoir comment la culture et la langue inuites pourraient être mieux intégrées à la prestation de programmes et de services.

Lectures recommandées

2019 International Year of Indigenous Languages. (2018). Indigenous languages matter for development, peace building and reconciliation. UNESCO.


Centre de collaboration nationale de la santé autochtone. (2016). La culture et la langue, déterminants sociaux de la santé des Premières Nations, des Inuits et des Métis.. Prince George, Colombie-Britannique : Auteur.


Commission de vérité et de réconciliation du Canada. (2015). Commission de vérité et de réconciliation du Canada : Appels à l’action.. Winnipeg, MB: Auteur.


Fontaine, L., Leitch, D., Nicholas, A.B., & de Varennes, F. (2017). What Canada’s new Indigenous languages law needs to say and say urgently. National Observatory on Language Rights.


Nicholas, A.B. (2011). Linguicide: Submersion education and the killing of languages in Canada. Briarpatch Magazine, March 1.


Webster, P. (2018). News – Language barriers restricting access to health care for Indigenous populations.. Canadian Medical Association Journal, 190, E754-5. DOI: 10.1503/cmaj.109-5613


Ressources webinaire

 


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